1977, l’ auteur australien, ColleenMcCullough “pond” un livre d’une grande facture: 33 millions d’exemplaires vendus dans le monde. 1983, ce livre est adapté à la télévision dans la série du même nom: ” Les oiseaux se cachent pour mourir”.
L’histoire a pu être une pure fiction, il n’en est pourtant pas pareil pour le titre qui, lui, renferme une vérité: Les oiseaux, sentant leur mort proche – hormis certaines exceptions – se retirent dans un endroit inaccessible pour mourir.
Bruxelles, le 27 Avril, 2019, la plateforme électorale Lamuka se transforme en regroupement politique. A sa tête, un collège à leadership tournant chaque trois mois, chapeauté à partir d’aujourd’hui par Katumbi. Fayulu qui en était porte-parole selon le texte de l’ accord de Genève, n’y reviendra qu’une année et trois mois plus tard car étant à la queue de la liste! Le grand perdant, c’est donc lui étant donné que ” La vérité des urnes” est désormais envoyée aux calendes grecques.
Moîse Katumbi, Freddy Matungulu, Jean-Pierre Bemba, Adolphe Mozitu, Antipas Mbusa Nyamwissi et Martin Fayulu, pareils aux oiseaux qui se cachent pour mourir, ont choisi de rendre leur dernier soupir dans la configuration actuelle de Lamuka.

L’UDPS a fait de la démocratie et d’un état de droit en RDC son cheval de bataille pendant 37 ans. Aujourd’hui, elle trône au sommet de l’Etat. L’équilibre dans une démocratie exige la présence d’une opposition républicaine. Pourtant, l’ Opposition Congolaise ou ce qui lui ressemble titube, bégaie et se noie dans une requête aux couleurs d’une organisation de la société civile. Lamuka n’a pas su se faire une étoffe à sa taille. Entrée dans le coma le lendemain de sa naissance, cette plateforme a été déclarée cliniquement “morte” après le conclave de Bruxelles.

La guerre de positionnement se déclare. Par le biais de Jean-Jacques Mamba, le porte-parole du MLC, Jean-Pierre Bemba s’affiche: “Au niveau de l’opposition, Le MLC, en tant que parti politique, a le plus grand nombre d’élus.” Miné par la guerre de leadership qui ne trouvera pas de réponse dans la fragilité du “leadership de 3 mois”, ce désormais regroupement politique, pourtant, n’est ni le feuillage épineux ni encore moins le rocher solide inaccessibles à l’humanité.
A court d’idéologies, Martin Fayulu fait le pied de grue et, les autres se perdent; Jean-Pierre Bemba dans ses calculs rusés, Moïse Katumbi dans son silence, Adolphe Mozitu dans la sournoiserie, Freddy Matungulu dans la désillusion et Antipas Mbussa Nyamwissi dans le dépaysement. Leur seul point commun : la guerre contre l’auteur de leur insomnie; Félix Tshisekedi Tshilombo. Son échec ferait leur joie. Les deputés provinciaux de Lamuka ont voté le FCC à l’élection des gouverneurs…Accuser Joseph Kabila de continuer à tirer les ficelles derrière la coalition CACH – FCC et voter les gouverneurs-FCC, revient à accuser le diable pendant qu’on flirte avec ses démons! La seule vision que l’on prêterait à cette opposition se résumerait dans l’expression: “Ôte-toi que je m’y mette!”…En face, pourtant, par son programme de 100 jours, Félix Antoine Tshilombo Tshisekedi, s’ancre et se grave dans la mémoire de son peuple.

Les oiseaux se cachent pour mourir mais, des fois, on rencontre leurs carcasses dans les rues.