RD Congo

Self-made man est le qualificatif que lui donneraient les Anglophones. L’homme s’est battu seul et s’est taillé un chemin dans le ‘’rock congolais’’ qu’est l’environnement politique à hauts risques avec son programme télévisé ‘’Tokomi wapi’’ [Où en sommes-nous ?] dans lequel, le social, l’économique et le politique sont traités sans complaisance et sans hypocrisie. Ce programme qui n’est pas tellement au goût du pouvoir de Kinshasa fait de lui un homme à abattre aussi bien qu’il fait de lui le chouchou d’une population confinée dans un malaise majeur par une dictature sans nom.

Emprisonnements, insultes et menaces de mort ne l’ont pas emporté sur la ténacité de celui qui se définit tout simplement comme étant un ‘’Patriote’’. Il aime son pays et il le clame tout haut ‘’Je n’ai aucun autre pays que la RD Congo’’ dit-il. Son audience l’aime pour ses analyses franches qui frôlent une grande intuition. Dans le générique de son émission, il qualifie l’année 2016 de ‘’mbutu-mbutu’’ – anarchies, désordres et confusions dans le paysage politique congolais- et de l’année 2017, il dit que c’est une année d’identification. En 2016, le pouvoir de Kinshasa et ceux qui le soutiennent ont nagé dans des eaux troubles qu’ils n’ont pu traverser qu’à l’aide des mensonges et débauchages. Joseph Kabila et sa majorité ont donc piétiné sur l’accord de la Cenco qui leur a donné pourtant la légitimité qu’ils brandissent à tout bout-de-champs et à qui veut les entendre, mais dont la petite fenêtre se fermera le 31 Décembre 2017. L’année en cours, quant à elle, a exposé l’identité exacte des loups à la peau des chèvres qui se cachaient dans le Rassemblement de l’opposition : Sammy Badibanga, Valentin Mubake et Bruno Tshibala, chassés de l’UDPS, Joseph Olenga Nkoy de Fonus, Vital Kamerhe de l’UNC …hypothèquent leur carrière politique pour un court plaisir dans la cour de Kabila.

Dans cet imbroglio politique congolais, une voix se fait entendre et fait entendre celle des autres : Eliezer Tambwe, Muana ya Kolo Lopango.