Nicole Mballa-Mikolo, Journaliste, Nouvelliste et écrivaine à la plume aisée et au style engagé

Congo-Brazzaville

Dans ses nouvelles, comme dans ‘’Les calebasses brisées’’, son premier roman, Nicole Mballa-Mikolo reste une écrivaine attentive au contexte social dans lequel elle vit.  Elle le dit d’ailleurs mieux elle-même, évoquant son roman : ‘’ Le roman aborde des thèmes déjà légèrement évoqués dans mes nouvelles. Dans l’un et dans les autres, je parle de tout ce qui intéresse nos sociétés en général et les femmes en particulier.’’

Nicole se fait l’œil et l’oreille de sa société. Elle ne s’éloigne ni ne sort de ce quotidien d’où elle tire ses thèmes et ses personnages. Elle dit avoir écrit son premier roman ‘’les calebasses brisées’’ par empathie pour trois femmes dont j’ai croisé les regards tristes, ternes et résignés. Aminata, Bibiche et Emilienne sont africaines. Elles ne sont pas originaires d’un même pays mais elles racontent la même histoire. Une histoire faite de déceptions, d’humiliations subies à cause de certaines traditions rétrogrades. Ces femmes ont été touchées dans leur chair, détruites à l’intérieur, brisées. Ce sont elles qui m’ont poussée à écrire. Leurs visages détruits par la souffrance ont déclenché en moi de la compassion et j’ai eu envie de décrire leurs problématiques intrafamiliales vues de l’intérieur. A travers leurs vies se dessinent leur sensibilité et la peinture de la société africaine en général. J’ai écrit pour toutes les femmes d’Afrique…   A travers leurs vies que raconte l’africaine que je suis, c’est la sensibilité de la femme du continent qui se dessine. Dans les calebasses brisées, j’aborde entre autres problèmes, la polygamie, les enfants de la rue, la spoliation des veuves, la violence conjugale, la différence entre les femmes et les hommes, la dot, le viol etc.  Ces problèmes n’ont pas de nationalité. Ils sont inhérents à toute l’Afrique. Etre une femme en Afrique n’est pas simple. Mais à la fin de mon roman il y a de l’espoir. Une ouverture sur un avenir plus radieux.’’

Cette écrivaine à la plume aisée et au style fin, peint à merveille la société Africaine qui n’est malheureusement pas sortie des cœurs de ses enfants bien que leurs dires y soient opposés. Pour combattre cette hypocrisie, à sa manière, elle s’arme du stylo et du papier et, ses écrits, profonds et vrais, non seulement nous interpellent, mais aussi, nous invitent-ils à la joindre sur ce chemin de l’engagement.