RDC – Discours-Félix Tshisekedi: Incompris par les uns et les autres, sa politique place l’homme au centre et fait des émules en Côte d’Ivoire

Le léopard fixe le regard de l’homme en face de lui.
Le visage renfrogné l’éffraie. A la vue des griffes et crocs, la peur lui marche
dans les veines. La fourrure tachetée trahit un coeur à taches, un Coeur
méchant. La peur envahit le léopard.

Makala se vide de ses prisonniers politiques. Le retour au pays des exilés politiques décroit la diaspora. Ceux que la double nationalité privait d’espace dans le contexte social d’avant apporteront bientôt leur pierre à l’édifice. La corruption, jadis qualité, devient vice; le droit se dit. L’impunité perd son intouchabilité. Pour améliorer le climat d’affaires, le meilleur contrôle passe par la digitalisation des services afin de maximizer les recettes de l’Etat. L’électricité sur toute l’étendue de la RDC s’impose.

 Les photos des Congolais de l’étranger sur des sauts-de-moutons n’impressionnent plus ceux restés au pays, celui-ci s’en dote. La pollution déserte les airs; les cercueils volants se font remplacer par deux aéronefs neufs d’ici 2020. Les routes et les rails relient les provinces; Kinshasa se libère du sur-plus de poids qui l’étouffait et le pont de Banana reliant Kinshasa à Brazzaville se profile à l’horizon. La voie ferrée qui va relier Kinshasa-Ilebo-Lubumbashi est une porte aux frontières de l’Afrique du Sud. Le retour des élections à deux tours et la révision de la mode de désignation des gouverneurs font se profiler à l’horizon, la démocratie tant attendue dans un état de droit.

Des montagnes et forêts, les rebelles se rendent et les têtus se font bousiller par une armée déterminée et motivée par un salaire et un logement de leurs familles dignes de leurs dévouement et sacrifices. La gratuité de l’éducation primaire prive la rue des enfants qui y pullulaient l’autre fois; les parents soufflent.

Les uns posent le regard sur ce paysage; ils voient Félix Tshisekedi se faire nommer par Joseph Kabila. Ils le voient ramper, ils l’imaginent se courber à se fendre l’échine devant lui. Ceux que la corruption a fait vivre ont du mal à s’imaginer un Congo sans corruption. Les autres, habitués à vivre des deals ont du mal à croire que l’on peut accéder à la magistrature suprême sans en faire. Ceux que la crise place dans les bureaux la voient partout.

Ceux qui vivent dans l’illusion accusent les autres d’ y vivre. Ceux qui n’ont jamais vu la dictature se faire évincer par la démocratie restent figés dans le reniement. Ils ne comprennent pas comment la gratuité de l’éducation primaire pourrait être financée…’’.

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Ce qui leur échappe a été saisi par les ivoiriens Guillaume Soro et Charles Blé Goudé. Deux camarades étudiants que les choix politiques ont séparé. Le premier choisit Ouatara, le second est l’un des fils politiques de Laurent Bagbo. Dernièrement, les échos d’une politique nouvelle en RDC semblent avoir retenti dans leurs coeurs. Visitant dernièrement Charles Blé Goudé à la Haye, Guillaume Soro se jete dans ses bras et dit: ‘’ Les gens vont mourir aujourd’hui”.

Le temps de faire de la politique d’une manière civilisée a sonné. Le reflet de la monstruosité que le léopard a vu dans le ragard de l’homme en face de lui était sa propre image. Le méchant a peur de sa propre peur. Le colérique voit sa colère dans le regard de l’autre!

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