Par Andy Kalala

“Donnez-nous un roi comme il en est le cas pour tous les autres peuples…nous ne voulons plus de ces juges que tu as mis à la tête du pays! Que quelqu’un règne sur nous; c’est notre souhait, c’est notre demande, c’est notre prière…donnez-nous un Roi!” Le peuple juif cria sa colère à Dieu; Il lui murmura son envie. Dieu accorda, et, au fil du temps, ce roi opprima Israel.

L’exécution des ordonnances signées par le président de la RDC,
Félix-Antoine Tshilombo Tshisekedi et portant nomination des mandataires à la
Gécamines [ Générale des carrières et mines ] et à la SNCC [Société Nationale
des Chemins de fer du Congo] piétine. Le ministère de portefeuille chapeauté
par un ministre issu du FCC met du temps à notifier les nommés Kyungu Wa
Kumwanza et Albert Yuma. ‘’Tout est en discussion pour que les nouveaux
mandataires soient nommés par le président de la République lui-même…par
ordonnance discutée en conseil de ministers…’’ balance sur TOP CONGO FM,
Ferdinand Kambere, le secrétaire permanent adjoint du PPRD de Joseph Kabila. Le
porte-parole du gouvernement, Jolino Makelele, réplique: « Ces choses-là ne
se font pas par les annonces précipitées qui donneraient l’impression d’être
des injonctions…Ce n’est pas de cette manière là que nous avons convenu de
mener notre coalition. Nous avons convenu de la mener de manière harmonieuse et
sérieuse ».

La nouvelle ministre des affaires étrangères, Madame Marie Tumba
Nzeza, issue de l’UDPS, le parti du président Félix Tshisekedi  rappelle définitivement au pays trois
ambassadeurs nommés sous Joseph Kabila: Ignace Gata Mavita, représentant de la
RDC auprès des Nations Unies, Zénon Mukongo, représentant de la RDC auprès des
instances spécialisées de l’ONU à Genève – accusés tous deux de manquements
graves – et enfin, Ramazani Bin Kithima, ambassadeur de la RDC au Japon
impliqué dans une histoire de spoliation de l’immeuble de la représentation
Congolaise à Tokyo. Francine Muyumba, présidente de la commission des Relations
extérieures du Sénat et membre du FCC monte au créneau: « La décision de
madame la ministre d’État, n’a pas été délibérée en conseil des ministres. En
conséquence, elle a agi, en usurpant les compétences qui ne lui sont pas
reconnues ».

Dans le premier comme dans deuxième cas, les pro et les anti se
rentrent dedans. Les acquis se défendent, les concessions se font; la coalition
c’est aussi ça. Dirigés pendant 59 ans par une main dictatoriale, la nouvelle
politique échappe à une certaine catégorie des politiciens et de la population.
Pour rester dans la notion d’un chef dictatorial, Martin Fayulu monte sur le
‘’Tshipoyi’’. Le roi des belges, Leopold II qui a fait des manchots et qui a
semé la mort au Congo sourit dans tombe. Hergé, l’auteur de ‘’Tintin au Congo’’
se retourne dans la sienne et s’interroge: ‘’Pourquoi m’en a-t-on voulu d’avoir
mis Tintin sur le ‘’Tshipoyi?’’ Un échos leur viennent de ceux qui portaient
Fayulu sur leurs épaules: ‘’La démocratie est faible…Donnez-nous un
dictateur!”

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